Le théorème de NDiako.

Publié le par enragé

Les responsables des différentes fédérations, les journalistes et les téléspectateurs croient avoir découvert le pot-aux-roses lorsqu'ils accusent sans vergogne les vuvuzelas d'être la cause de la piêtre qualité de cette coupe du monde. Or, il se trouve que des recherches scientifiques sur cette question sont menées depuis une cinquantaine d'années.

 

A la fin des années cinquante, l'éminent professeur originaire d'Islande méridionale, Bakari NDiako, réfugié politique en Afrique du Sud, a démontré après sept années de recherche que la Puissance (P) d'une équipe de football était églae (=) au carré de son vuvuzéla (V). La formule : P=V² est tenue par les plus grands physiciens du monde sub-groënlandais pour une vérité fondamentale de la physique candide.

 

Mais depuis la mort de l'éminent professeur en 1962, les différents spécialistes s'échinent à retrouver le sens originel de la formule du prix Nobel 1954. La question tourne naturellement autour de la notion de "vuvuzéla". Marie-Claire François, de l'Institut Québécois pour la Recherche Accessoire résume parfaitement le problème : "Par vuvuzéla, faut-il entendre la longueur de l'instrument ? sa circonférence ? sa couleur ? son prix de fabrication ?" (Problèmes de philosophie anonyme, PUT, Chicoutimi, 1969, p.98) Elle propose deux ans plus tard de remplacer la variable V par D comme "dynamisme ": "d'un point de vue alphabétique, c'est bien plus logique." ("La notion de progrès dans la philosophie post-océanique", in Le Monde et Nous, col., Editions Editées, Nîmes, 1975, p.153)

 

Une solution trop simple pour être satisfaisante qu'on applaudit universellement jusqu'à l'ouverture des archives de la police secrète de l'empire austro-hongrois. On découvre alors des notes prises par Jean-Paul S. pour la rédaction du Hêtre et la Cire. "Ce fut un cataclysme dans le monde de la pensée. De Michel F. à Gilles D., il n'y eut qu'Alain F. et ses camarades de bac à sable pour ignorer ce qui se tramait," raconte Bernard H.L.d'A.D. (Le lit et le tartre, Hop, Paris, 1996).

 

Libérée d'un tel poids, la physique reprit l'élan perdu. C'est alors que la chercheuse protestante de Corse subsaharienne Julia de Monte-Fisto proposa une interprétation lumineuse : "Puisque le son d'un vuvuzéla (Sv) influe sur la Qualité des n joueurs présents (Qj*Nj), il est juste de le multiplier par sa couleur (Cv) au carré de sa circonférence ( à condition que le milieu soit homogène, auquel cas : P=QjNj/SvCv^2πr*M/l)." (Football et persécution sociale, PNC, Bastia, 2002)

 

Ce à quoi le rutilant Rolland C., chercheur en astro-physique, rétorqua : "C'est avec des gamines comme ça que Bastia végète dans les maquis du football sub-professionnel. Il suffit de bien se préparer et de mettre quelques semelles, ça vous tord le cou à n'importe quel souffleur de trompette à moustiques." (cité in Anonyme, C'est pas moi, c'est l'autre, Marseille, p.13).

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