Les Homériques

Publié le par enragé

Les Homériques. (vieille ode soi-disant découverte par Jose Luis B. dans les papiers de Mario B. à sa mort il y a un an à Montevideo ; traduit par nos soins)

 

Sortis des souterrains noirs de continents arides,

Des incrédules, des incroyants,

Des empêtrés de la gribouille,

Ô guerriers célestes.

 

Ô Diego,

Jeune éphèbe à la crinière dorée,

De courses sans fin entrecoupées de ruades et de rages,

Ô tes regards aux feux perçants,

Ô franc tireur des armées d'Apollon,

Tu es Achille au casque d'airain.

 

Ô Luis,

Héros des foudres de la Loi,

Frère dans nos coeurs pour Antigone,

Ô Luis, aux pieds agiles,

Infatigable Patrocle à la lance rusée.

 

Ô Jorge,

Tu as les pieds ailés

D'Hermès brigand,

Lui le Trois fois grand,

Et tu voles par-dessus les champs où s'exténuent les ennemis,

Géants entre les géants, titans gardiens du continent.

 

Ô Fernando,

Phare de nos espoirs,

Rempart incandescent,

Phosphorescence invincible,

Digne fils adoptif des Enées de l'Olympe.

 

Ô hommes de la Céleste,

Vous n'errerez jamais sur les routes inconnues,

Vous rentrerez en gloire,

Car vous aurez vaincu

- Athéna enflammée l'a vu dans ses soleils.

Publié dans Portrait

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